
samedi 18 juillet 2009
Poor Little Tiny Thing...

Vous êtes tous des barbares... Rien de tel que la clope de l'heure bleue, celle qui réconforte et qui embrouille un peu plus vos idées. Tout comme les gens qui conçoivent le bonheur comme l'addition et la soustraction des plaisirs et des malheurs, vient fatalement le moment où, après cette période d'élan vers la joie, vous retombez des nues, vers cette fange noire et triste. L'après fête, la fin du mouvement perpétuel. Dans l'agitation collective, les vapeurs et les rires, pas le temps de ruminer. Après, c'est une autre histoire. Alors oui, dans les contes de la crypte, on vous dit "installez vous bien dans votre fauteuil", mais là, c'est plutôt "calez vous comme vous pouvez sur la marche froide de l'escalier du dehors". C'est comme la retombée d'un état second, arrosé d'un alcool un peu fou. Celui que l'on mélange dans des tasses de couleurs, et que l'on boit déjà joyeux, assis maladroitement sur un divan bondé. La musique alors, est la meilleure du monde. Les lentes fumerolles éclopées parodient autour de vous toutes les ambiances les plus évasives, et les plus riches. Le temps lui-même semble s'engluer dans la mélasse des discussions furtives. Dedans, dehors, avant, après; tout n'est qu'instant savouré. C'est cette image qu'il faut conserver, quelque part. Au moment fatidique où le soleil, lentement, entreprend son réveil, c'est déjà la fin. La folie disparue, tout nous devance. Alors, sobre ainsi qu'en un désert gelé d'où tout le monde à fui, on se retrouve seul, avec en filigrane le souvenir d'un peu plus tôt, quand notre espace était agréablement encombré. Le dépeuplement hâtif, loin de votre aura grisé, devient un facteur de trouble, une malédiction. L'horloge horrible qui continue, inlassable, sa filature vers l'heure d'après, rythme un demi sommeil sans rêves ni pensées, allongé négligemment sur le rebord du fauteuil. Puis, ce qui paraît par la suite une éternité, révèle au dormeur embrumé les restes d'une nuit sans entraves: les cheveux odeur fumée, les chaussures lacérées, les coudes sales de terre sèche, les yeux gonflés, les taches suspectes, quelques briquets inconnus, le cœur en ballade. La fête, parfois, revit on ne sait comment, au bord d'une fenêtre ou d'un évier sale.
mardi 14 juillet 2009

« Chapitre I : Il adorait New York. Il l’idolâtrait au-delà de toute mesure. Euh… Non non, non non, mettons plutôt : il romançait New York au-delà de toute mesure et, pour lui, quelque soit la saison, elle restait une ville qui existait en noir et blanc et qui vibrait au rythme du grand Gershwin. Euh… Pfff… Non. Non non, je recommence. Chapitre I : il mettait trop de romantisme dans Manhattan comme en tout autres choses. Il se fortifiait du tohu-bohu de la foule et des voitures, pour lui, New York c’était les femmes superbes et les mecs du pavé qu’avaient l’air drôlement à la cool. Non, non non non non, ça c’est tocard. C’est trop tocard pour mon goût ça. Hum ! Alors bon, essayons un cran au-dessus. Chapitre I : Il adorait New York. Pour lui, elle était la métaphore du pourrissement de la culture contemporaine. Cette absence même de force morale poussait trop de gens sur la pente de la facilité et transformait à vue d’œil la ville de ses rêves. Non, non, trop prêchi prêcha. Faut quand même que je vous le dise, je voudrais le vendre ce bouquin. Chapitre I : Il adorait New York, bien que pour lui elle fut une métaphore du pourrissement de la culture contemporaine. Quelle difficulté d’être dans un monde désensibilisé par les drogues, la musique tapageuse, la télévision, la violence, les ordures… Non, trop en colère. Ça, je ne veux pas l’être. Chapitre I : Il était dur et romantique comme la ville qu’il aimait. Derrière ses lunettes d’écailles il y avait en filigrane la puissance sexuelle d’un félin de la jungle. Ça j’adore. New York était sa ville, et elle le resterait à jamais. »
lundi 13 juillet 2009

"Lorsque la pluie battante entra à flot par la fenêtre du salon, il attrapa un petit four, se le fourra dans la bouche et s’assis sur le rebord de la fenêtre. Tous les invités, interloqués, le regardaient faire sans bouger. Alors, d’un pet puissant, il se propulsa dans l’espace intersidéral, devenant du même coup le meilleur mangeur de saucisses de tous le Texas. "
mardi 7 juillet 2009
Libellé: Monochrome à la con
C’est fou, la terreur. Ça occupe des espaces stellaires infinis et ça s’immisce dans les plis de vos draps pendant que vous sommeillez. Alors, oui, demain c’est les résultats, etc., mais ce n’est un grand jour que parce que nous sommes en été, et que de ce fait les journées sont plus longues. Tout cela n’a rien de marrant ou de burlesque. C’est, au contraire, pathétiquement tragique. Oui, car je me mets à uriner mon humour à la façon d’un Jack Russel qui n’a pas eu sa pâté. Croyez-moi, si je deviens parfaitement invraisemblable, incohérents, ou tout autre mot au préfixe privatif, c’est parce que ma chambre se transforme en chambre d’hôtel new yorkaise à deux sous. Avec les volets clos, le ventilo, sans le minibar, mais avec les Woody Allen qui tournent en boucle dans le lecteur. Ça a du bon. Ce qu’il faut maintenant, c’est supporter les cris de détresse, aller acheter un paquet d’amerloques, s’assoir à la terrasse d’un café et attendre péquin pour faire la discute. (soupir)
C’est cucu de se donner RDV dans 5 ans ?

C’est cucu de se donner RDV dans 5 ans ?

(La photo est de moi, y'a few years. L'enfant que j'étais ne cesse de m'étonner..)
samedi 4 juillet 2009
vendredi 3 juillet 2009
jeudi 2 juillet 2009
Summer Sueur
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